Arthur Le Vot intègre l'équipe de France Jeunes !

Le jeune cavalier breton Arthur Le Vot s'est fait remarquer lors de l'édition 2017 en remportant l'épreuve phare du week-end : le Grand Prix Pro 1 à 1m40. 

 Crédit photo : Charlotte Aubry

Crédit photo : Charlotte Aubry

Arthur Le Vot est le fils des propriétaires du centre équestre Les Conillaux de Cesson-Sévigné en Ille-et-Vilaine. L'année prochaine, il rejoindra l'équipe de France des jeunes cavaliers.
Alors qu'il n'a que 8 ans, Arthur Le Vot participe à ses premiers concours d'équitation. Les résultats suivent rapidement et le garçon y prend goût. « Notre fils est né dans une famille de cavaliers. Mes frères sont dans le circuit professionnel, mais on a jamais voulu influencer Arthur. Il a même commencé par le foot et le tennis », indique son père Olivier Le Vot.
Avec son premier cheval, il a été sacré champion de France, en 2011. Il est rentré en équipe de France « Children » pour les 12-14 ans et a fait ses premiers pas dans le circuit international.
Depuis, avec son cheval Vinchester, il franchit les étapes, les unes après les autres. Le jeune cavalier participe au Grand Prix national, en catégorie moins de 25 ans, avec des hauteurs de barres à franchir jusqu'à 1,50 m.
La rencontre
« On est confrontés aux meilleurs cavaliers français, cela aide à progresser », explique Arthur. Le jeune homme part régulièrement en stage chez les meilleurs ambassadeurs du saut d'obstacles. « Tous les ans, en hiver, je pars un mois chez Nicolas Delmotte, qui m'a fait rencontrer Bertrand De Bellabre, entraîneur à la fédération. Il est devenu mon coach avant les grands rendez-vous. »
La réussite, dans ce sport, ne dépend pas que du cavalier. C'est aussi l'histoire d'un couple entre l'homme et l'animal. « C'est une alchimie. On passe beaucoup de temps ensemble, de l'entraînement aux balades en forêt. Je dois être à son écoute, ressentir ses émotions, savoir le rassurer. Vinchester a 8 ans et un gros potentiel et surtout un gros mental. ».
Cette année, le duo a terminé 3e du concours cinq étoiles de Lausanne. « Deux cavaliers par pays étaient retenus par la fédération internationale. C'est une belle récompense. L'année prochaine, je rejoins l'équipe de France Jeunes cavaliers, avec un objectif les championnats d'Europe. »
Sans l'avouer vraiment, le rêve olympique est dans un coin de sa tête. « Je ne veux pas brûler les étapes, il faut aussi avoir un cheval au top à ce moment-là. Une carrière internationale, c'est aussi beaucoup d'investissement. Je suis d'ailleurs à la recherche de mécènes, pour m'aider à figurer un jour parmi les meilleurs », conclut-il. 

Article tiré du site web de Jactiv Ouest France du 02/10/2017

Adèle cardrin